Premières manisfestations aéronautiques dans le ciel de Montélimar. Il s'agissait de l'envol d'une mongolfière
Présence à Montélimar d'un ballon capable de transporter 5 à 6 personnes. Emile Loubet est invité par les aéronautes.
Début de l'activité aéronautique à Montélimar.
Du terrain hippique, Roger Maurin, vainqueur de la coupe Biarritz, s'élance à l'assaut du ciel montilien.
Le 9 mai 1911, il réalise un vol Montélimar-Dieulefit.
Plus tard dans les années 20, il participe à la création de l'aéroclub de Montélimar. Durant ces années folles, le terrain d'aviation attire les foules qui viennent voir les célèbres aéroplanes et peuvent se détendre à la guinguette.
L'aéroclub fait batiser son premier avion de "tourisme". Hélas le 29 avril 1931, un Morane Saulnier MS 230 s'écrase avec à son bord le pilote Arlax, et le mécanicien Clamond. Pendant l'entre deux guerre, le terrain d'aviation accueillera une multitude d'avions, et, de temps à autre, des appareils militaires y ferons une escale.
La guerre d'Espagne faisant rage, le GRAF ZEPPELIN en partance pour l'Amérique fait une dernière escale au terrain de Montélimar afin de prendre du courrier à destination des USA.
Durant la drole de guerre, le terrain sera utilisé par un détachement aérien provenant d'Istres, pour le controle de certains brevets aéronautiques. Plus tard des parachutistes français s'y entraineront avant de partir en opération sur le front.
A l'armistice, le terrain ne sera utilisé que très rarement par les troupes d'occupation italiennes.
L'armée Allemande franchit la ligne de démarcation et occupe la zone libre. L'activité Allemande sera beaucoup plus importante. La Luftwaffe installe un centre d'entrainement de parachutistes (les Diables verts). Ils font réaliser par des travailleurs le terrassement du terrain, ainsi que les pistes de dégagement avec les alvéoles de protections (pare éclats).
Le 5 avril 1944, les effectifs ennemis à Montélimar sont : 350 hommes de troupe (250 de moins de 20 ans), 20 aviateurs (Platz kommando) au chemin de la dame, 20 aviateurs à la ferme Bayet avenue de Rochemaure, et 60 gendarmes à l'Hotel du Parc. Lors des travaux, il y a jusqu'à 100 travailleurs au terrain. Le terrain occupe à l'époque, une zone allant de la route de l'Homme d'Armes jusqu'aux quartiers des Grèzes et de Pracontal (les routes dites "les pistes" sont les résidus des pistes de dégagements du terrain).
Durant la reconquete du territoire français par les troupes de libération, le terrain d'aviation sera à plusieures reprises bombardé par les alliés. Un P38 est abattu par la flak au cours d'un mitraillage et le pilote sera sauvé par la résistance locale.
En 1994, le pilote reviendra à Montélimar.Une cérémonie sera organisée, au cours de laquelle une soupape d'un des moteurs de son avion lui sera offerte. Une partie d'un des moteurs est actuellement conservée au Musée.
Malgré les bombardements, le terrain ne sera pas trop endommagé. Cela permetra au 243 squadron de chasse de stationner sur le terrain en septembre 1944, avec les fameux Spitfires Britaniques.
Après guerre, le terrain retrouve son aéroclub. Pendant toute la guerre les appareils de l'aéroclub étaient conservés démontés dans des garages. Ils permettent à nouveau aux montiliens de faire leurs premiers vols et de s'évader des occupations quotidiennes.
Durant la construction du canal de dérivation du Rhone, la totalité des pare-éclats sont détruits. La majorité d'entre eux se trouvant sous le canal.
Dans les années 70, le terrain servira au constructeur d'avions Marcel Dassault, pour les essais sur piste en herbe du prototype de l'Alphajet. Presque 20 ans plus tard, Dassault Aviation fera don au Musée d'un prototype de Mirage III : le Mirage III Ex.
L'aéroclub fête ses 70 ans d'existance. Il est un des plus vieux de France.
Le Musée d'avions basé à Montélimar passe des accords avec le Musée de l'Air pour recevoir des appareils. Cette meme année le terrain acceuillera les sélections, pour le Sud-Est, du tour de France aérien. Il recevra aussi le rassemblement annuel des avions GARDAN.
Tout cela montre que, près de 80 ans après sa création, l'Aérodrome de Montélimar accueille toujours des évenements qui attirent toujours les foules.